dimanche 8 juillet 2018

Fraternité

Le Conseil constitutionnel,présidé par M.Fabius, vient d’abolir le délit de solidarité avec les immigrés clandestins,une décision de très bon aloi saluée comme il se doit par la France progressiste,humaniste,généreuse incarnée par le cartel des gentils: journalistes de référence,ONG irréprochables,penseurs et commentateurs du quartier latin.C’est au nom de la "fraternité " que le juge constitutionnel a articulé son arrêt.La fraternité est une vraie valeur française,elle remonte à la plus haute antiquité et notre pays est le dernier à la pratiquer dans ce monde de méchanceté et d’égoïsme...L’Histoire en témoigne : de la fraternité révolutionnaire des coupeurs de têtes,à celle des collabos ,puis des femmes tondues et des exécutions sommaires de la Libération.Elle s’est maintenue,intacte,jusqu’à nos jours dans la vie quotidienne: fraternisation avec la police et les pompiers,couverts de fleurs lors de leurs interventions par les jeunes de nos quartiers,fraternisation des syndicalistes avec les voyageurs de la SNCF,des habitués des urgences avec le personnel médical,des piétons avec les cyclistes,des cyclistes avec les automobilistes...Le pays fraternel ne pouvait se contenter d’une fraternité nationale c’est sûrement la raison de la décision du Conseil constitutionnel,le sentiment fraternel est si débordant entre français qu’il en restait pour les clandestins ,c’est sans doute ce que M.Fabius,dont on connaît la grandeur d’âme ,a voulu signifier .

jeudi 5 juillet 2018

Anniversaire...

Il y a un an ,le nouveau monde venait,en France,de remplacer l’ancien...l’exercice de vénération collective pouvait commencer et les français mesurer les énormes possibilités de bêtise et de flagornerie du milieu médiatique.Depuis,ce gouvernement a largement justifié les perpectives idylliques que traçaient les rédactions parisiennes...Ainsi l’ordre fut rétabli en quelques jours à Notre Dame des Landes,les banlieues définitivement pacifiées,les grèves cessèrent dans les transports publics,un grand vent de simplification administrative se mit à souffler dans les entreprises grâce au prélèvement à la source,la dépense publique fut drastiquement réduite à la grande satisfaction de la Cour des Comptes,les maires saluèrent la suppression de la taxe d’habitation,enfin le président surnaturel révolutionna la géopolitique internationale en imposant ses vues aux Etats-Unis grâce à sa "relation privilégiée" avec Trump,tandis qu’il rassemblait l’Europe derrière son humanisme migratoire.Les gens qui ne sont rien ont certes apprécié que la France renoue avec la gestion rigoureuse de ses finances publiques et avec son prestige historique ...c’est très timidement qu’ils osent parfois avancer quelques réserves..."Attendez et vous verrez "leur répondent les talentueux Castaner et Griveaux,éduqués à l’école hollandaise,"votre vie quotidienne sera transformée "...Pendant qu’ils attendent,une légère déception se manifeste parmi eux,largement atténuée par les commentateurs et les instituts de sondage : que pèsent les augmentations colossales des carburants à la pompe,du gaz,de l’électricité ( le nouveau monde comme l’ancien les décide en été...on en reparlera cet hiver!)...que pèsent les mesures vexatoires imposées aux provinciaux avec le 80km|h,que pèse la multiplication des taxes,la taille des retraites,des pensions de réversion ,le prix du guignolesque service civique...Ces préoccupations " ras des pâquerettes"n’atteignent pas les visionnaires qui dirigent le pays ...puisqu’on vous dit qu’ils travaillent pour vous,qu’ils font ce que les autres n’ont pas fait naguère...On a pourtant confusément une impression de déjà vu,une sorte de psittacisme de communicant : on annonce les grands plans ,les réformes radicales,les changements profonds,bref,la révolution...pour ensuite remettre discrètement la poussière sous le tapis et voir la montagne accoucher d’une souris..."Tout change..." dirait Lampedusa.

dimanche 17 juin 2018

Paris-Province...

Dans les années soixante,Mauriac observait "qu’à Malagar(sa propriété près de Langon)toutes les heures se confondent,on ne sait jamais quel jour on est ,le temps passe,on ne fait rien,on a l’impression d’étre arrivés la veille alors qu’on est là depuis 15 jours ".Il décrivait son plaisir de renouer avec la province lors de ses retours au calme de Bordeaux,"la ville basse ,étendue au bord du fleuve aux eaux boueuses"...Les provinciaux apparaissaient alors comme plus sages,plus tranquilles,plus heureux...Quelques jours dans le tohu-bohu bordelais d’aujourdhui lui feraient regretter le calme du quartier latin...On peut comprendre que l’approche des élections municipales pousse les élus à presser la réalisation des chantiers qui,achevés,feront les belles photos des revues électorales,mais mettre la ville sans dessus dessous,sacrifier ainsi une demi-génération,imposer aux habitants souvent par surprise des contraintes rendant leur quotidien pénible laisse perplexe.Les visionnaires qui président aux destinées de la métropole n’auraient-ils pas pu prévoir un"phasage"(comme disent les technocrates) permettant de simplifier la vie quotidienne des administrés conformément à leur mission théorique ?...Le monde change nous rétorque -t-on,il faut s’adapter à ces mutations et le plus vite possible,maintenant que l’objectif du million d’habitants est presque atteint,préparons la ville aux 2 millions!...Chaque jour un mouton de Panurge nous explique gravement que notre époque est celle du changement.Les villes anciennes se meurent,ne vous laissez pas effrayer par l’incertitude du futur!..."Notre époque donne une impression d’état intérimaire" Qui disait cela ? Nietzsche ! Quand ? Il y a plus d’un siècle !

samedi 9 juin 2018

Orthographe !

La précédente rubrique contenait une énorme faute d’orthographe ,le rédacteur en est très affecté et présente ses excuses aux lecteurs ...

vendredi 8 juin 2018

En marche

Le nouveau pouvoir est un train qui ne s’arrêtera pas..."il faut continuer d’avancer" nous commandent les jeunes députés-ées macronistes qui saturent l’espace médiatique...Avancer vers plus de transparence,plus de règles,plus de normes,plus de prêt à penser ,plus de sanctions pénales,plus d’interdictions...C’est un spectacle assez comique de voir ces jeunes femmes passées brusquement de l’anonymat,de la banalité de la vie professionnelle au monde fascinant des caméras et des micros...Une sorte d’hystérie les saisit dès qu’elles s’intallent sur le plateau: c’est un flot de paroles que le plus audacieux débatteur ne peut arrêter,le débit des éléments de langage est soutenu,harcelant,obsédant...un contradicteur se risque-t-il à manifester son désaccord ? elles concluent aussitôt qu’il faut aller encore plus loin ,encore plus vite dans le domaine qui provoque ce comportement révoltant ! La marche arrière est un mouvement inconnu de cet échantillon d’élus-es,produit inattendu du nouveau monde politique. Bien sûr,ils sont " à l’écoute" du peuple,et leurs différents passagers avec l’opinion ne sont dûs qu’à un déficit de communication comme ils disent ...si les sondages sont mitigés,c’est qu’il faut accélérer encore le train des réformes : il faut encore plus de tout: plus de parité,plus de visibilité des minorités ,plus de "bonne" Europe pour définir la taille des cornichons,plus de répression de tous les phobes,plus de " prise en compte des nouvelles exigences culturelles de la société "...bref pour" celles et ceux "que nous sommes accélérer l’accéleration,amplifier l’ampleur,majorer la majoration .Avancer ,avancer encore disent-ils...en direction du précipice ?

mercredi 30 mai 2018

La presse qui censure ...

Naguère vilaine habitude des gouvernements,la censure s’est décentralisée,elle est devenue spontanée, et même "citoyenne":la vigilance,le contrôle ,les rappels à l’ordre émanent désormais des associations,des ONG,et surtout de la presse qui,oubliant ses anciennes revendications de liberté d’expression s’enthousiasme pour la délation et dénonce tout ce qui ne contribue pas à la merveilleuse évolution " dans le bon sens" de la société...Ainsi le New York Times,relatant l’annulation d’une exposition à Washington consacrée à un peintre accusé de harcèlement sexuel,s’étonne que les musées n’accolent pas systématiquement une astérisque dénonciatrice aux œuvres d’artistes connus pour avoir violenté les femmes tels Picasso et Egon Schiele ! Voilà qui rendrait la fréquentation des musées très instructive : une astérisque pour les islamophobes,pour les homophobes,et pour tous ceux qui seraient encore en désaccord avec le catéchisme implacable de l’époque.Ce combat du New York Times trouve son écho chez nous ,mais avec la subtilité qui sied aux vieilles civilisations : c’est avec discrétion que fût éjecté par ses confrères le " sulfureux" Zemmour qui a disparu des écrans,c’est en douceur que vient d’etre remercié Kerdrel de "Valeurs Actuelles" (trop droitier)...Place désormais aux débats policés entre gens du même monde...Ainsi le quotidien régional Sud -Ouest organise-t-il ce soir un " débat" sur le thème " Macron: un an à l’Elysée"...avec Bruno Dive,Guislaine Ottenheimer,Stéphane Vernay,,Jean Petaux etc...on redoute les débordements entre ces redoutables éditorialistes anti- macronistes !! La censure ? C’est la presse qui s’en charge désormais...

mercredi 23 mai 2018

Borloo à l’eau...

Le plan banlieue à 48 milliards de M.Borloo vient d’être spectaculairement enterré...quel soulagement pour le contribuable qui a déjà donné une dizaine de fois en 20 ans pour les plans et rantanplans des politiciens à l’ancienne.La lucidité de M.Borloo est légendaire: il voit des éléphants roses dans tous les quartiers sensibles:tout irait bien si vous faisiez ruisseler l’argent dans les cages d’escaliers des HLM,les trafics cesseraient,les jeunes se rendraient docilement à la mosquée que vous auriez permis d’édifier,les kalachnikof regagneraient les caves...nos lois et mœurs seraient adoptées et respectées...Ceux qui,pendant des décennies ont appliqué les recettes dont on voit le résultat sont sortis de leur silence pour appuyer à grand bruit les élucubrations de Borloo : Baroin,Copé,et même Juppé,levé à 6h du matin pour tweeter son soutien(sur la recommandation du frère musulman Tarek Obrou ?) Accablé de taxes et impôts en tous genres, le citoyen est au moins reconnaissant à M.Macron de lui avoir épargné cette punition supplémentaire : le simple fait de cesser de cogner sur le contribuable lui procure une indicible sensation de bien -être .